Une journée pour soutenir les activistes de Greenpeace à Cruas

Merci!

Avec les élues du rassemblement citoyens écologiste et solidaire nous avons souhaiter soutenir les  activiste de Greenpeace, jugés pour être entrés dans la centrale nucléaire de Cruas. En tant qu’élues régionales mais aussi parceque  nous résidons toutes  à plus ou moins grande proximité d’une centrale nucléaire!

 

Avec Corinne Morel Darleux (Drôme), Myriam Laidouni Denis( Isère) Monique Cosson (Rhône), Emilie Marche (Isère), David Cormand (Sec nat EELV)

Comme beaucoup d’ardéchois, j’habite à moins de 30 km à vol d’oiseau de deux centrales nucléaire, Cruas et Tricastin, et comme beaucoup d’Ardéchois, je crains qu’il n’y ai un problème sur une installation. Un problème qui me force à partir sans avoir rien prévu, à laisser ma maison, L’atelier où je travaille, pour préserver ma santé et celle de ma famille. Et nous sommes nombreux dans ce cas.

Alors on voulait les remercier d’avoir eu le courage d’entrer à Cruas pour nous rappeler et rappeler au gouvernement, que cette vieille centrale est vulnérable.

Les activistes nous ont alerté sur une importante faille de sécurité, une brèche devrait t on dire plutôt : la vulnérabilité des bâtiments des piscine où est entreposé le combustible usagée.

Les bâtiments piscines, une illustration d’une technologie périmée

Ces bâtiment combustibles sont une illustration de l’impasse dans laquelle se trouve EDF avec ses vieilles centrales.

Durant la journée, en soutient, nous sommes nombreux a intervenir au micro, ici je reviens sur le problème des piscines de combustibles, ces véritables bombes à retardement qui posent aussi la question des déchets

Construite dans les années 80, les piscines de combustible ont été conçues il y a plus de trente ans, dans les années 70 : dans un autre monde, un monde sans attaques terroristes récurrentes, un monde, où les avions de ligne n’étaient pas utilisés comme missiles, et dans ce monde, il était possible de protéger ces bâtiment combustible fortement radioactifs qu’avec un simple toit de tôle… En 2018 c’est irresponsable. Ces centrales sont des vestiges de notre passé, d’un temps plus insouciant, mais elles sont toujours là, toujours en fonctionnement, et c’est là que se situe le problème.

Elles ont été conçu pour durer 30 ans, elles aurait du fermer leur porte entre 2010 et 2020, mais EDF a décidé de les prolonger jusqu’à 60 ans. Avec son opération grand carénage, EDF investit dans ses vieilles centrales, mais on ne peut pas faire du neuf avec du vieux. Malgré le grand carénage en cours, Cruas reste une centrale des années 80 avec un simple toit de tôle qui protège les piscines de combustibles. Bunkeriser les piscines coûteraient 1 à 2 Milliard d’euros par réacteur, trop cher pour EDF, pas prévu dans le grand carénage?

 

Cruas et ses incidents à répétition

Il est difficile quand on parle de Cruas de ne pas évoquer aussi les problèmes de sureté : les incidents à répétitions qui ont lieux dans cette centrale.

A quand le procès des centrales d’EDF demandaient des militants à l’extérieur du tribunal ?

Et bien, en réalité, EDF se retrouve déjà devant les tribunaux, mais tente de le passer sous silence. Il y a quelques mois EDF était devant le tribunal de Privas pour répondre de négligence dans la gestion de déchets nucléaires à Cruas. Un incident sans gravité s’est défendu EDF, n’empêche qu’un sac de déchet radioactif avait fini à la benne avec les déchets traditionnels qui partaient en décharge… Edf et le directeur de la centrale ont été condamnés. Il savaient pas comment ce problème avait pu se produire.

On a tout de même un indice. EDF fait des économies à tous les niveaux, et surtout sur le personnel, en recourant massivement à de la sous-traitance.

Des sous traitant moins bien payés et moins bien suivi médicalement. Sur toute la filière, les problèmes se multiplient. Sur le site de Romans sur Isère, géré par framatome des sous traitants sont restés en grève depuis plus de 3 mois pour alerter sur leur manque d’effectifs. Ce sont eux qui vérifient la qualité des crayon d’uranium, le combustible qui fait tourner nos centrale.

Et puis dans les centrales avec les départ à la retraite de ceux qui y ont fait toute leur carrière, il y a une véritable perte de compétence.

Il y a aussi les incidents liés à la vétusté des sites : récemment l’ASN, l’Autorité de sureté nucléaire a soulevé un autre qui concerne les circuit de refroidissement de Cruas : ces circuits sont corrodés par la rouille et en cas de séisme, ils pourraient, ne pas tenir. Les réacteurs cesserait alors d’être refroidis, menant a une réaction en chaine et concrètement à un accident.

Une procédure d’enquête parlementaire lancé grâce aux activistes

Greenpeace et ses militants par leur actions pacifiques de sensibilisation au risque nucléaire font un vrai travail de lanceur d’alerte. Leur action a permis une procédure d’enquête parlementaire…

Mais la lutte est difficile : en France, la foi dans le nucléaire est un véritable dogme, il faut regarder notre parc nucléaire pour ce qu’il est : des centrales vieillissantes, du combustible usagé dont on ne sait que faire et qui s’entassent dans des piscines mal protégées, des nouveaux EPR non rentables. EDF, continue d’investir dans ses centrales, plutôt que dans les énergies renouvelables et nous enchaîne un peu plus à cette énergie du passé. On se sortira pas de cette impasse sans une véritable volonté politique ( inexistante aujourd’hui) sou sla pression des citoyens  et leur information : c’est ce que fait Greenpeace et c’est pourquoi nous leur sommes redevables !

Nucléaire? quoi de neuf au conseil Régional?

En tant qu’élues écologistes, nous continuons à nous battre au conseil régional pour que le risque nucléaire soit mieux pris en compte et mieux anticipé… Et la dessus il y a du travail car Laurent Wauquiez est tout autant nucléophile qu’Emanuel Macron.. Tellement nucléophile qu’il organise à la Région les rendez vous de la Nuclear Valley, qui rassemble le petit monde du nucléaire d’auvergne Rhône alpes, des rendez vous qu’il subventionne largement par ailleurs ! Quand nous proposons d’améliorer les plan de mise à l’abri et d’évacuation dans les lycées gérées par la région, en cas d’accident nucléaire, nos propositions sont balayées d’un revers de main. C’est pourtant ici une question essentielle.

Notre région compte 14 réacteurs qui ont presque tous dépassés les 30 ans de service et leur date de péremption. En Auvergne Rhône-Alpes, plusieurs millions de personnes sont exposées au risque nucléaire, la métropole de Lyon elle même est située à proximité de la vieille centrale du Bugey. Un accident même d’ampleur limité aurait des répercussions très grave sur notre agriculture, notre tourisme ou sur l’immobilier dans notre région. Faut il le rappeler, les assurance n’assurent pas le risque nucléaire… trop risqué pour elles! et pour nous ?… En attendant, Laurent Wauquiez a coupé les financement à la CRIIRAD qui nous assure une surveillance indépendante de la radioactivité.

 

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